Il était une fois les Mischkind

Pour les amateurs d'art, le nom de Mischkind, ce n'était pas que la galerie de la rue Jean-Sans-Peur. C'est toute une dynastie, sur trois générations, qui a écrit son histoire de Minsk à Lille en passant par Roubaix. À Roubaix, une petite rue borde l'université des langues étrangères appliquées. C'est la rue Mischkind. Les élus roubaisiens n'ont pas voulu lui accoler de prénom, même si Raphaël, le père de Raphaël-Georges, était le plus connu de la famille dans la cité textile. Un bagage perdu... L'histoire de cette dynastie d'artistes débute à Minsk, en Ukraine, où naît Alexandre Mischkind. Pastelliste et portraitiste renommé, diplômé de l'Académie de Moscou, il émigre avec son épouse vers la France en 1892, pour rejoindre la patrie des Lumières. Ils doivent se rendre à Paris, mais la légende raconte qu'ils sont descendus du train à Roubaix car ils avaient perdu leurs bagages. Ils n'en partiront jamais. C'est là où sont nés Raphaël, photographe, peintre et sportif émérite - il a joué au foot et au water-polo à haut niveau ! -, Serge, miniaturiste, et Olga, d'abord comédienne - elle a joué, sous le nom d'Olga Mischkine, avec Raimu et Gabin - puis peintre elle aussi. C'est Raphaël qui ouvre l'atelier de photographie rue Jean-Sans-Peur à Lille. Une adresse déjà réputée : tous les grands patrons de la médecine de l'époque viennent y poser pour la postérité. Raphaël-Georges, comme sa soeur Françoise et sa cousine Marie-Olga, décédée en 1992, forment la troisième génération d'artistes. Avec son père, Raphaël-Georges transforme l'atelier de photographie de Lille en galerie d'art. Il y expose quelques-uns des plus grands noms de la peinture et devient un expert d'art pour les douanes. Raphaël-Georges Mischkind a tenu sa galerie presque jusqu'à la fin,

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